
Nous avons passé la nuit chez ses amis dans une petite maisonnette en campagne où l’eau courante n’existe pas, l’électricité est passagère et apparament, les matelas grouillent de vie. C’est avec un grattement inhabituel que j’ai découvert au milieu de la nuit que je n’étais pas seule dans mon lit. Imaginez un peu…en sursaut je frappe mon matelas, on me réponds avec d’autres grattements, j’allume la lumière, refrappe et Señor Raton (Monsieur le rat) surgit d’un trou sous mon lit!! C’est bien la République Dominicaine pour vous. Disons que mon sommeil a été un « peu » dérangé. Quand je me suis finalement endormi vers 4:30 a.m., les coqs ont crié jusqu’à ce que le soleil soit bien éclairé et qu’il soit impossible de me rendormir. Les plaisirs de la campagne… Ma chambre adonnait sur la cours au côté des poules et de la jungle mais l’hospitalité des gens a fait de mon séjour une belle expérience inoubliable. Le lendemain matin, nous nous sommes dirigé vers Cotuï, là où se trouve une autre union. La visite était semblable à la précédente mais nous avons aussi visité des plantations de cacao et oui les amis, j’ai mangé du cacao pur, que j’ai cueilli directement de l’arbre. Un autre vœu exhaussé…ha ha ha!

Nous avons rencontré plusieurs agronomes et agriculteurs qui font l’expérience de nouvelles techniques de plantations biodynamique. Nous avons fait beaucoup de trajet, visité plusieurs villages assez pauvres mais les gens sembles bien se débrouiller avec si peu. Un court passage (d’une demie heure) chez les nièces de Basilio m’a démontré à quel point nous (les canadiens) prenons tant de choses pour acquis. Ces 4 petites filles très mignonnes (agés de 5 à 11 ans), qui demeurent dans une petite maisonnette nous ont instantanément accueilli à bras ouverts et nous ont servis à manger en me posant une multitude de questions au sujet du Canada et de moi-même. Elles font à manger, la vaisselle et plusieurs tâches ménagères pendant que les parents travaillent. Quelle véritable inspiration!
Ce soir là, nous sommes allés à Santiago, la deuxième plus grande ville de la République Dominicaine chez un couple d’agronomes et avons quitté le lendemain matin en direction de Loma de Cabrera, aux frontières d’Haïti. Ce long voyage de 5 heures a aboutit chez la propriété du président (qui lui demeure et travail à Santo Domingo) de l’organisation où encore une fois, nous avons été accueilli comme des rois par ses employés qui s’occupent du domaine 365 jours de l’année. Ses 900 acres de plantations de limes, d’avocats, de mangues et de maïs se trouvent dans les montages à la frontière d’Haïti.
Le but du voyage consistait d’analyser les lieux afin de discerner la possibilité de faire une plantation de cacao organique. Cette excursion de 2 jours c’est fait à pieds et à dos de cheval dans les montagnes.


J’ai même eu la chance de me baigner dans des chutes cachées dans un coin de ce petit paradis. Bien fatigué, nous sommes revenu vendredi soir en ville, de retour au bruit, à la pollution et à mon amour…
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